Le Bilan

 

Recit-d'aventures

Septembre 2013, fût le commencement d’une nouvelle vie pour moi, quelque chose de totalement nouveau; La découverte, de moi, du monde, des autres.

11 mois de voyage et une envie folle d’aller toujours plus loin, titiller l’aventure et assouvir mes envies.

Pour certains cela s’apparente aux vacances, d’autres ne comprennent ou ne cautionnent pas cette vie de nomade qui attire les inconscients et repousse les conformistes. Certains m’encouragent même à reprendre une vie stable, dite « normale ».

Cependant pour la grande majorité d’entre vous, je vois chaque jour, chaque posts, un contentement significatif de votre part et j’en suis ravi, alors avant toute chose, un grand merci.

En effet, je suis heureux, très heureux de vivre cette aventure qui est devenu ma vie depuis plus de 2 ans maintenant mais ce ne fût sans concessions.

Tout d’abord, qui suis-je ? Geoffrey pour les français, Jeffery pour les américains, Jeff pour les amis, mais Jeffrey de mon vrai nom.

25 ans dont 19 mois de tours du monde, BAC hôtelier et Bachelor en commerce à ce jour.

 

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2010, le bac en poche, des rêves plein la tête et une folle envie d’en réaliser quelques uns…

L’ hésitation, l’excitation, la peur, le doute et enfin la joie. Ce fût mes grandes étapes lors de mon premier voyage en solitaire. Je partais vivre dans une ville de l’autre côté de l’Atlantique, une vraie, une grande, Manhattan.

J’avais alors 19 ans.

Puis, vient le retour, après trois mois exceptionnels de cours linguistiques, il est temps de rentrer.

Tout le monde te rappel à l’ordre, c’est le moment de reprendre les études, l’heure du check-in, d’enregistrer « un bagage » au voyage qui constituera ta vie et qui t’assura un minimum de sécurité face à l’emploi. Cette emploi si fragile à ce jour…

Alors on s’enregistre, on choisit son siège et on attend la fin du vol.

Pour moi ce fût Air Business, compagnie un peu chère mais où l’on y apprend tout de même de bonnes choses…

Bachelor en commerce obtenu en 3 ans et puis c’est l’atterrissage. J’ai alors le choix de rester en transit et choisir un nouveau vol ou bien, sortir, prendre mon « bagage » et aller voir un peu le monde.

Mes amis, eux, pour la plupart, choisissent de continuer le voyage en ignorant la destination finale pour beaucoup.

Tant pis, je descends, de toute façon, je n’ai jamais vraiment aimé les voyages de groupe et puis l’improvisation me tente bien…

Arrive les 2 années les plus belles, folles et enrichissantes de ma vie, celles que je n’oublierai jamais, celles qui m’ont amené à être qui je suis, à penser et à agir de façon non conforme.

 

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Qui n’a jamais rêvé de partir se prélasser à long terme sur une des plages des Bahamas, de tout quitter, car « tout » ne représente rien ou plus rien pour vous ? De partir à l’aventure et d’enfin réaliser vos rêves enfouis ou vos résolutions de début d’année ? De vous sentir vraiment vivant ?

Pas grand monde n’est-ce pas ?

Je dois quand même vous avouer que pour vous prélasser plusieurs semaines ou mois aux Bahamas, il va falloir gagner au loto ou avoir un sacré pactole de départ …

Quant au reste, vous en êtes capables, vous ne le savez sûrement pas, tout comme je l’ignorais, mais vous en êtes tout à fait capable, mais ce ne sera sans doute pas sans concessions.

De nos jours, ces derniers sont bien trop souvent oubliés à mon sens… Rien n’est facile et accessible. Tout se mérite.

Le travail est le meilleur moyen de concrétiser ses rêves, alors on s’y attelle et on cumule, jour, nuit, week-end, vacances, avec pour seul objectif, ce vieux rêve ultime, parcourir le monde.

Une fois parti, on s’aperçoit que l’argent s’envole aussi vite que le concorde et qu’il va falloir trouver des solutions si l’on ne veut pas que nos projets se transforment en désillusions.

S’ensuit les petits boulots au black, les nuits dans les aéroports, dans les trains, dans la voiture, l’auto-stop, les kilomètres de marche… Tout est bon pour économiser ou gagner quelques euros, c’est la débrouille, on apprend, on devient un élève de l’école de la vie.

Ce qui permet de revenir à l’essentiel, de comprendre ce monde de consommation extrême dont je faisais parti et que je retrouverai aussi tôt que je poserai mon sac.

Et là, tu changes, certaines choses, certaines personnes, certains endroits deviennent futiles à tes yeux, tu découvres les vrais choses. Un simple coucher de soleil devient la plus belle chose de ta journée et la générosité d’un local te ravive ta foi en l’humanité.

Tu vois la vie autrement, avec plus de légèreté, de sincérité et moins de pessimisme ! Cependant tu t’éloignes petit à petit de la pensée commune et seuls ceux qui ont connu l’ivresse des longs voyages peuvent te comprendre.

Tu as un regard nouveau sur ce monde, celui que l’on détruit petit à petit en se l’appropriant.

Nous, humains cupides, prêt à tout pour quelques billets verts…

Tu deviens alors ce mixte,  bon ou mauvais,  qui consomment autant que les autres mais qui ne peux plus s’empêcher de penser à ces gens-là, ceux du tiers monde que tu as un peu côtoyé, qui sont bien souvent plus heureux que nous. Ils ne possèdent rien, on besoin de tout, mais ont ce don incroyable, la générosité!

 

Le voyage ne nous rend pas meilleur, mais il nous emmène à une grande réflexion sur le monde qui nous entoure.

 

Beaucoup pense que je passe des vacances formidables mais c’est bien plus que ça, croyez moi.

Ces années me forgent, j’apprends tous les jours, sur moi, sur les gens, sur la vie. C’est plus qu’un voyage, c’est une expérience. Partir seul avec comme seuls compagnons, ses pensées, ses peurs et ses aprioris ne font qu’accélérer ce processus ! Me forcer à tendre la main à l’inconnu et à dire oui au changement m’ont appris que les belles choses dans la vie arrivent lorsqu’on ne s’y attend pas.

 

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J’ai rencontré énormément de personnes et nous sommes tous différents, certains s’accommodent plutôt très bien à la solitude et d’autres ne sont absolument pas fait pour cela.

Il faut savoir que nous, voyageurs, globe-trotter comme l’on nous appelle, sommes amenés à rencontrer tout types de personnes, que nous ne reverrons pas pour la plupart.

Nous ne sommes donc rarement vraiment seul, excepté lorsque nous rencontrons des compagnons, des partageurs d’aventures, avec qui nous tissons des liens, mais qui ne durent rarement plus d’une semaine.

Nous sommes souvent amenés à nous dire au revoir, à bientôt même, sans trop d’enthousiasme car nous savons. Nous savons que l’on en reverra que très peu.. C’est peut être mieux ainsi, une relation éclair, qui accentue les joies et réduit les peines…

Alors oui être globe-trotter solitaire nous endurci, nous apprend à ne pas trop nous attacher et surtout de ne pas avoir peur de tout reprendre à zéro à chaque changement de destinations.

 

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Tu rentres, retrouver les tiens, car t’installer dans un autre pays te paraît un peu flou. Aucun travail ne semble te passionner à part celui de voyageur à plein temps, drogué à l’adrénaline et à l’aventure.

Tu es dans un brouillard total où ta vision longue distance est masquée par ces envies de conquérir le monde, d’affronter la vie, de vivre, vraiment.

Tu sens que la rechute est là, pas loin, elle te guète, car la routine te pèse et l’aventure te manque…

Tu es conscient que ce mode de vie est peu commun, alors tu te donnes un âge limite, une barrière, un frein, en parti construit par notre société, par ceux qui nous aiment.. Tu es malgré tout lucide, cela te permettra de construire un semblant d’avenir, quelque chose de stable.

Avoir un tel mode de vie peut vous sembler incroyablement génial, il l’est en effet, pour moi du moins, mais seulement à court termes, car nous avons quasiment tous besoin de stabilité un jour ou l’autre, de poser ses affaires et déballer ses cartons.

A travers ce message, je voudrais que vous compreniez que pour moi, pour le moment, ceci est mon équilibre de vie, chacun possède le sien mais peu le cherche vraiment. Beaucoup se contente d’une vie faite de conformité et de sécurité. Nous n’avons (à priori) qu’une seule vie, l’unique, one shot. Beaucoup se rendent compte de leurs mauvaises directions bien trop tard, mais en réalité, il n’est jamais trop tard…

 

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Je pense profondément que la société d’aujourd’hui nous apprend à transformer nos projets en rêves, alors que nous devrions faire l’inverse.

Beaucoup de personnes, dans le domaine des rêves, ne sont retenus que par leurs propres peurs. Arrêtons d’avoir peur, retrouvons le gamin pleins d’insouciances qui est toujours en nous, étouffé par tout ce flot de mauvaises nouvelles que nous ingurgitons chaque jour, matin, midi et soir !

Le monde est beau, dans sa majorité l’humain est bon et cette vie, notre vie, mérite d’être vécu à fond, pour tout ceux qui ne peuvent pas, ne peuvent plus.

Partageons nos aventures, nos sourires, nos joies bien plus forts que nos peines. Ne prenons pas trop la vie sérieusement, de toute façon personne n’en sort indemne.

 

“Attendre sa chance est vain, la tenter ne suffit pas, il faut la forcer !”

 

J’ai de la chance, la chance d’être en bonne santé, la chance d’avoir la tête sur les épaules, la chance d’avoir reçu une éducation qui me semble à ce jour si parfaite, la chance d’avoir une famille qui soutient mes choix et des parents qui ont pu me prêter un peu d’argent quand j’en avais besoin.

Je suis conscient que la vie est inégale, injuste, que nous n’avons pas tous cette chance-là malheureusement, mais peu importe la classe sociale, certains accomplissent de grandes choses avec peu de moyens, ne nous arrêtons pas à l’argent, ce dernier détruit tout rapport humains et menace nos rêves, nos projets…

Néanmoins la chance d’être où je suis, de faire ce que je fais n’est rien, car c’est un choix, une volonté de sortir des codes à 25 ans et de préférer chercher le bonheur à n’importe quel prix plutôt qu’un emploi.

Peut-être est-ce un risque, une erreur mais la vie se fera un plaisir de me le dire, j’en suis certain.

Beaucoup envient ce mode de vie, et je leurs dirais simplement, si la peur de l’inconnu et l’aventure vous excite, que la solitude ne vous fait pas peur et que l’amour du nomadisme est plus forte que celle de la sédentarité, alors partez, vivez votre expérience à fond, vous en sortirez grandi, mais vous changerez, votre vision de la vie sera différente, vous vivrez pour profiter. Peut-être avez-vous besoin d’une pause, d’un renouveau, c’est le moment, l’argent se trouve lorsque le projet est décidé.

C’est un risque à prendre, de devenir l’incompris, le différent mais l’heureux.

 

« La vie, c’est une pièce de théâtre: ce qui compte ce n’est pas qu’elle soit longue mais qu’elle soit bien jouée. »

 

Certaines fois nos rêves coûtent bien plus en motivation et détermination qu’en monnaie. Vous trouverez sur internet des tas de sites qui vous explique qu’il existe une quantité de moyens de financer un voyage (sponsors, prêts, associations, humanitaires, échange d’appartements…) rien n’est impossible quand on le veut vraiment. Certains, voyagent avec très peu de choses, tout dépend ce que vous recherchez.

 

Au risque de paraître prétentieux et supérieur, je voudrais simplement que chacun d’entre vous connaissent l’équilibre de vie que je ressens en ce moment. Réaliser ses rêves est pour moi l’accomplissement d’une vie réussit, j’ai appris que l’argent ne fera pas mon bonheur s’il n’est pas en parti dépensé avant ma mort.

 

 

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Je n’ai que 25 ans mais cette expérience m’a donné tellement de leçons en seulement 2 ans et notamment le fait que le bonheur est partout quand on est apte à le voir vraiment. Il n’est pas loin.

La conformité, la sécurité et la peur de l’inconnu sont nos adversaires les plus féroces dans cette société métro, boulot, dodo et ils nous apporterons bien plus de regrets que de satisfactions.

Un jour, viendra le moment du bilan, celui qui pour certains, vous fera passer dans un monde meilleur, pour d’autres, vous transformera, qui sait, en aigle royal, ou tout simplement marquera la fin d’une aventure, notre aventure ..

Le jour de l’embarquement final, il sera trop tard pour vous retourner et changer de destinations, ce sera le seul aller simple que l’on ne paiera pas. Alors c’est maintenant qu’il faut se demander si la vie que nous vivons actuellement nous convient réellement.

Si c’est le cas, j’en suis plus qu’heureux, sinon, ayons le courage de changer les choses quitte à sortir des règles établies.

Et n’oubliez pas, vous n’avez rien à envier de moi ou de quiconque, Instagram ou Facebook ne représente pas nos vies réelles. Tout ceci n’est qu’un jeu. Essayons juste d’en sortir tous gagnant.

 

 

Un mec ordinaire qui essaie d’avoir une vie extraordinaire afin d’avoir quelque chose à raconter un jour à ses copains en maison de retraite.

 

 

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